Le Rouge
Écrit par Melissa   
Jeudi, 18 Mars 2010 17:41
Mise à jour le Mercredi, 07 Avril 2010 16:05
Chaque couleur est le chemin qui respire, avec ses caractéristiques propres. Nous allons les découvrir une à une, et nous commenceront par la racine, le lieu où tout a commencé.

femme-foret

 

La première couleur, le rouge, est intiment liée à la terre, dans le corps humain, elle occupe la zone la plus proche de la terre et à son contact, les jambes.

Cette zone est dynamique, commune à tout ce qui marche, en lien direct à la matrice Terre. C’est également la plus grande zone du corps et la plus puissante, c’est la part féminine par essence.

Cette zone et cette couleur expriment l’instinct ou les instincts, l’animalité, la sexualité et le plaisir, le physique dans son ensemble, l’incarnation.

Il est spontané, lorsqu’il œuvre, il domine  tout l’être, invalide le mental et tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’émotion. Il est sentiment de l’inné. Il est sa propre volonté. Il est la Madeleine de Proust, ce sentiment de rien du tout, d’une dimension universelle.

 


Les enfants sont les détenteurs de cet univers, où le jeu est le maître du jeu, le lieu où naissent des mondes sans limites, où les casseroles sont des navires, les escargots sont des chevaux de traits, les feuilles mortes des vaisseaux interstellaires, et où le sable entre dans la composition du café…Ce plaisir est simple, comme allant de soit.

Dans notre monde, cet univers est de loin celui qui prend la plus sévère correction. Le petit animal humain qui naît au milieu des adultes, apprend un monde inconnu à travers son corps qu’il ne connaît pas. C’est l’instinct, les sens qui sont moteur. Tout irait dans le meilleur des mondes si, entre lui et ses mondes (son corps et le monde externe) nos filtres d’adultes ne s’interposaient pas immédiatement. Comme une interprétation pré digérée, une vision unique de ce qui l’entoure, les adulte guident l’enfant vers une vision rationnelle du monde des hommes. Cette rationalisation oblige l’enfant à s‘éloigner inexorablement de sa nature animale saine vers une interprétation mentale et morale de sa nature primordiale. L’idéal étant de favoriser la co-existence de ces états premiers. Comment ce se produit cette distanciation ?

L’enfant apprend par imitation et par éducation. S’il voit ses parents cacher la nudité de leur corps en sa présence, il reçoit l’information qu’il faut cacher la nudité de son corps en présence d’un autre. S’il ne l’apprend pas, on le lui fera remarquer sous la forme d’un reproche, d’une gêne, d’une colère, d’une peur. Il associera cet acte à une émotion. Et s’il se trouve nu devant quelqu’un, comme chez le docteur, il craindra qu’on le lui reproche, éprouvera de la gêne, de la colère ou (et) de la peur. Bien souvent ces émotions seront mêlées au point de n’être qu’un amas émotionnel indistincts. Jusqu’à ce qu’il trouve une parade pour ménager sa conscience et ses émotions, qu’il renie son corps, fasse du culturisme, ou (et) n’ai plus jamais de raison de montrer son corps nu.

L’alternative pour que ce corps moteur demeure la source du meilleur de l’instinct, c’est qu’il demeure dans la conscience positive, tout en sachant que notre monde lui demande d’adopter des us et coutumes établit pour des raisons de saisons et d’autres purement sociales et morales.

An final, l’enfant créé une addition de comportements qui l’éloignera toujours d’avantage de cette racine originelle. Le rouge ne disparaît pas, il est transmuté, il quitte le champ de la conscience. Son autonomie demeure, il réagit, opère à partir des émotions. Les comportements ne sont que des protections contre la survenue impromptue des émotions liées à la frustration du rouge dissonant.

C’est ce qu’un adulte transmet le plus immédiatement. En effet, l’enfant perçoit le message dans son intégralité : l’information, l’émotion et les comportements. La totalité de ses sens sont disponibles, il comprend à travers eux. Sa conscience n’est pas censurée, il perçoit tout. L’adulte, qui analyse avec son mental, a construit une infinité de comportements, un labyrinthe d’obstacles entre lui et son rouge, il n’accède donc pas facilement à son intention première, en conscience. Cela ne signifie pas que le rouge a disparu. Le rouge est moteur, sans lui, pas de vie. Il échappe à tout contrôle, c’est une double vie.

Le plaisir des sens est directement l’objet de la censure. Cette part de l’être d’essence féminine est en esclavage, toutes les religions du monde lui sont tombées dessus. La part animale de l’être, celle qui le relie à la Terre notre berceau est reléguée dans l’ombre.
Résultat des courses : il est l’interdit. Les codes sociaux ont assénés le message avec force répétitions. N’avons-nous l’interdiction d’avancer lorsque le feu tricolore passe au rouge ? N’avons-nous pas l’interdiction de nous engager dans une rue en sens interdit, panneau rouge ?  
Et pourtant le rouge demeure, sous forme d’une quête hystérique, il a la saveur du manque et de l’absence obsessionnelles, que ce soit à travers une sexualité brimée ou débridée, la quête du corps par le sport intensif ou esthétique, la passion du passé, de la puissance…

Et pourtant le rouge positif se manifeste par petites touches, petits diamants récurrents de nos existences :

Qui n’a pas vécu la redécouverte d’une saveur oubliée, d’un parfum, un son surgit de nulle part ? Et la cascade de souvenirs qui s’y accrochent, qui viennent d’une autre vie, d’un autre monde ? Et la frénésie qui nous saisie, revivre encore, et encore, ce petit rien qui nous a fait sentir tellement vivant ?

C’est ça le rouge !

Il n’est pas le seul opérateur de notre nature profonde, mais c’est le départ, l’initialisation, la mise en route de l’être, la vibration primordiale, la chaleur de la terre.
La couleur suivante, le jaune, est l’irruption du monde extérieur dans la vie de l’être, à travers sa composante lumineuse et chaleureuse, le soleil.
Nous allons voir dans le prochain article, quelle énergie s’exprime à travers cette rencontre et comment elle est entravée.
Entre les deux, une couleur alchimique, une porte qui exprime la rencontre de ces deux énergies distinctes, dans sa dimension créatrice, on pourrait dire, dans sa dimension humaine.
Le orange sera l’objet de l’article qui suit le jaune, puisqu’il est la rencontre du rouge et du jaune.

Melissa

(La suite au prochain épisode)

Crédits photos:
http://pcbelair.free.fr/DossierQuatrieme/optique4e/couleurs4e/couleur.htm
http://demainmaintenant.ning.com/group/rencontre2009
http://www.canada-blogs.com/Article/Blogs-5374.html

{jgototop}{/jgototop}

 

Commentaires  

 
0 # NKOUAYA 23-11-2011 18:32
Bonjour,
Votre site me plait pourrais-je votre newsletter s'il vous palit.
Je vous remercie
Répondre | Répondre en citant | Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous êtes libre de vous exprimer à votre convenance.
Une seule restriction : rester dans le cadre de l'article.
Aucune censure n'est appliquée, exception faite des spam, troll, insultes et insanités gratuites.


Code de sécurité
Rafraîchir


eXTReMe Tracker